
Bernard chantent Bernard (2024)
EP 5 titres
B&D production / InOuïe Distribution
CD disponible ici
DEEZER / SPOTIFY / TIDAL / YOUTUBE / APPLE
Paroles:
– La reine d’Angleterre
– Grand-père
– Jacky
– L’amour par terre
– Mon débit de boisson
Après de nombreux concert dans la France des petites salles de spectacles, Bernard posent 5 de leurs meilleurs titres sur l’EP « Bernard chantent Bernard ».
5 chansons (oui madame), en français (oui monsieur), qui réveillent les musiques actuelles (oui monsieur, oui madame!).
La reine d’Angleterre
(auteurs : Bertrand Ehrhart)
Ça ne me dit rien de voyager
Et de toute façon, je suis complètement fauché
Alors je dis
À Paris, il y a de jolies filles
Pourquoi aller jusqu’aux Antilles
Se tartiner de crème à bronzer
Qui fait coller le sable aux doigts de pied
Il faudrait me payer c’est sûr
Pour aller sur la Côte-d’Azur
Il paraît qu’il y a des files d’attente
Rien que pour jouer à la pétanque
Ça ne me dit rien…
Il paraîtrait qu’en Angleterre
Ils ont une reine d’Angleterre
Il faudrait, vraiment, me payer cher
Pour m’embarquer dans cette galère
De toute façon j’ai le mal de mer
Et ne me parlez pas surtout
Du train qui passe par en-dessous
Un train qui roule sous la mer
Ce n’est pas demain que je ferai mes valises
Pour aller voir la tour de Pisé
Et les gondoles à Venise
Je trouve qu’elles manquent de places assises
Ça ne me dit rien…
À Paris, aussi, il y a de l’eau
Le canal Saint-Martin, c’est beau
J’aime les reflets des boulevards
Dans l’eau, ça fait comme un miroir
À peine passé le périphérique
Je sens monter une panique
Qui me fait regretter déjà
De ne pas être resté chez moi
On m’a dit « Va à Manhattan »
J’ai dit « Non, je reste à Paname »
Et aux casinos de Las Vegas
Je préfère le bistrot d’en face
Ça ne me dit rien…
Grand-Père
(auteur : Bertrand Ehrhart)
La vie de grand-père, c’est une planque, tu n’as pas idée
Quand tu en as marre, tu as juste à te laisser crever
Bien sûr, il faut aimer jardiner
Bien sûr, faire pousser des navets
Bien sûr les arroser quotidiennement
Bien sûr mettre les gants
Oui ben bon mais moi
Je voudrais bouffer de la soupe tous les soirs
Devenir vieux et puis n’avoir
Plus jamais rien
Plus jamais rien à vous prouver
Plus jamais besoin de travailler (bis)
C’est vrai, il faut savoir jouer aux dominos
Que souvent ça fait mal au dos
C’est vrai qu’il faut se fader les marmots
Avaler les flans aux pruneaux
De la mémère qui n’a plus sa tête
Je veux m’endormir devant le rugby à la télé
Faire une belote avec les potes après manger
Demain matin j’aimerais bien me réveiller
Les cheveux blancs les jambes et les bras tout rouillés
J’aurais des tonnes de souvenirs à raconter
À des gamins leurs grands yeux écarquillés
Grand-père, je n’aurais pas bien aimé vivre la guerre
Mais la raconter, ça oui, je veux bien le faire
Grand-père, tu m’as laissé tomber
Grand-père, tu t’es laissé crever
Tu en as eu marre
Jacky
(auteur : Bertrand Ehrhart)
Il n’y a que bourré qu’on est bien
Comme disait l’autre jour Jacky
Prends le volant, moi j’ai les mains
Qui tremblent et la tête à Berlin
De toute façon, je n’en ai rien à carrer
Comme disait l’autre jour Jacky
J’ai dans le dos la célébrité
Tous des cons, ils n’ont rien compris
Tu as eu beau être beau
Tu as eu beau chanter dans le micro
A force d’y travailler incognito
Tu as fini, Jacky, par bouffer ton chapeau
Je profite du peu de temps
Comme disait l’autre jour Jacky
Qu’il me reste à rester vivant
Pour faire mon intéressant
Ma biographie ce n’est pas une vie
Comme disait l’autre jour Jacky
Mais si je dois finir dans un lit
Que ce soit celui de ma Sylvie
Tu as eu beau être beau…
Depuis le temps que je tire au flan
Je ne compte plus mes enfants
On ne fait pas tout ce qu’on veut dans la vie
Comme disait l’autre jour Jacky
Et le jour où j’en aurai fini
Comme disait l’autre jour Jacky
J’irai bander aux quatre vents
De l’autre côté du paradis
Sous le plus vieux cerisier blanc
Comme disait l’autre jour Jacky
Du verger de mes grand-parents
C’est là que j’ai connu Sylvie
Tu as eu beau être beau…
L’amour par terre
(paroles Bartrand Ehrhart)
Elle a tout ce qu’il faut là où il faut comme il faut comme fille
Pour y voir un défaut il faudrait y mettre de la mauvaise foi
Et j’ai des fourmis plein les doigts quand j’évoque ses seins pointés là-haut
Et je nous vois déjà bien au chaud dans son petit studio
Hohoho
Quand elle sera ma régulière je lui ferai l’amour pas la guerre
Je veux le beurre et la crémière avec ou sans préliminaire
Sur la table de la cuisine dans les vestiaires de la piscine
Dans le lit sur le canapé debout tous nus ou allongés
A la mode des chimpanzés sur la scène d’un bal populaire
Au rythme d’un twist à pépère
Hohoho
Elle a tout ce qu’il faut là où il faut comme il faut comme fille
Pour y voir un défaut il faudrait y mettre de la mauvaise foi
Je suis son Don Juan son primate son lascar son loustic son loup
Machiste et phallocrate je suis son jules et son marlou
C’est ma sauterelle ma gueunon ma biche ma pouffe ma zesse gon
Ma bourgeoise ma poison ma grognasse ma pouffiasse ma meuf ma loute ma pétasse
Elle m’a présenté à son chat sa grand-mère m’a trouvé beau
J’ai dit « Bonjour » et tout ça j’ai souri bien comme il faut
Hohoho
Mais qu’elle ne compte pas sur moi
Pour la séduire lui faire la cour
Je veux la déshabiller là
Et lui faire l’amour nuit et jour
Sur la table de la cuisine dans les vestiaires de la piscine
Dans le lit sur le canapé debout tous nus ou allongés
A la mode des chimpanzés sur la scène d’un bal populaire
Au rythme d’un twist à pépère en Autriche-Hongrie chez sa mère
Hohoho
Elle a tout ce qu’il faut là où il faut comme il faut comme fille
Pour y voir un défaut il faudrait y mettre de la mauvaise foi
Et j’ai des fourmis plein les doigts quand j’évoque ses seins pointés là-haut
Et je nous vois déjà bien au chaud dans son petit studio
Mon débit de boisson
(auteur : Bertrand Ehrhart)
Ici c’est chez moi en plus grand
Je regarde passer les gens
À l’abri des intempéries
C’est ça la vraie vie
J’ai mon journal et mon sous-bock
Mon demi pression mon paquet de clopes
Parfait je me paie des cacahuètes
Et là c’est la fête
Je connais très bien le patron
Il m’appelle par mon prénom
Et puis d’ailleurs on se tutoie
Et ça c’est sympa
Je suis le meilleur au flipper
Je me défends pas mal au baby
Je consomme des jambons beurre
Quand j’en ai envie
Comme disait Roger le serveur
Pas plus tard qu’avant-hier au soir
Si ce n’est pas ça c’est le bonheur ?
Trinquer au comptoir
Grâce à mon statut d’habitué
Ma place au fond est réservée
Ici personne pour me parler
Ni pour m’emmerder
Le meilleur moment de ma journée
C’est quand Roger vient m’apporter
Le verre que je ne lui ai pas demandé
Ici on me connaît
Les copains savent où me trouver
S’ils pénètrent mon territoire
J’offre toujours un petit godet
Je sais recevoir
J’aime mon débit de boisson
Le soir en rentrant du charbon
Je n’y fais rien c’est ça qui est bon
C’est ça qui est bon
J’aime mon débit, j’aime mon débit de boi…
J’aime mon débit de boisson
Je n’y fais rien de rien
C’est ça qui est bon