
Dans ton jardin (2026)
album 13 titres
L’association à Bernard / InOuïe Distribution
Paroles:
– Roger
– Le vin blanc
– Encéphalite
– Les deux ronds de flan
– Le Pernod
– Je me souviens qu’on fumait
– Le céleri
– Le commissaire Moulin
– Le squelette
– Les dents
– Fan de Maman
– Le genre humain
– Les papas
SORTIE LE 23 JANVIER 2026
Dans ton jardin, il y a des chansons rock’n roll à bretelles, parfois ouvrières ou potagères, parce qu’il faut en finir avec le travail pour sauver la planète.
Roger
(auteur: Bertrand Ehrhart)
‘Ya la vaisselle qui s’amoncelle
D’puis qu’t’es partie Marcelle
‘Y a du linge sale plein l’bac à linge sale
D’puis qu’t’es pas là Pascale
Mais ‘y a d’la bière plein l’frigidaire
Depuis qu’t’es barrée ma chérie
‘Y a d’la poussière partout par terre
D’puis qu’t’as mis les bouts Ginette
‘Y a jamais d’sel dans l’vermicelle
D’puis qu’t’es pas là pour y penser
Mais j’me gêne plus pour pas m’laver
Les dents maint’nant qu’tu t’es tirée
‘Y a les poubelles qui s’amoncellent
Entre mon lit et la ch’minée
J’y vois plus rien par les fenêtres
D’puis qu’y a personne pour les laver
Mais ‘y a personne pour m’empêcher
De mettre les doigts dans mon nez
‘Y a la che dou qu’est tout ché bou
Et l’lavabo qu’est tout bouché
‘Y a mon menton qu’est pas rasé
D’puis qu’y a personne pour l’embrasser
Mais j’peux roter après manger
Depuis qu’t’es parti Roger
Le vin blanc
(auteur: Bertrand Ehrhart)
Si tu veux vivre longtemps
Et garder toutes tes dents
Attention à ton volant
N’avoue jamais tes sentiments
Même s’il y a toujours des gens
Tu as bouffé ton rouleau de printemps
Ta pipe s’éteint à cause du vent
C’est l’heure que la marée descend
Pourtant, comme le loup blanc
Tu valais ton pesant
Le rire aux lèvres et le nez au vent
En deux temps, trois mouvements
Tu es tombé dans le guet-apens
Et comme un débutant
Tu as déballé tes sentiments
Même s’il y a toujours des gens
Assis à longueur de banc
Tu es passé à l’arrière-plan
C’est l’heure que le soleil couchant
Pourtant, comme le loup blanc
Tu valais ton pesant
Le rire aux lèvres et le nez au vent
Tu es comme un vieil éléphant
Amoureux d’une jeune jument
Le râteau dans les dents
Tu l’as pris à bout portant
Depuis, tu as mis ton palpitant
Dans une boîte en fer blanc
A mariner dans le vin blanc
Le vin blanc, le vin blanc
Si tu veux vivre longtemps
Et garder toutes tes dents
Attention à ton volant
N’avoue jamais tes sentiments
Même s’il y a toujours des gens
La concordance des temps
Un moment d’égarement
C’est l’heure que la marée descend
Pourtant, comme le loup blanc
Tu valais ton pesant
Le rire aux lèvres et le nez au vent
Encéphalite
(auteur: Bertrand Ehrhart)
J’ai chopé la peste à Budapest
Et la fièvre afteuse à Villetaneuse
La mélancolie en Mongolie
Et la scarlatine en Argentine
L’encéphalite spongiforme bovine
En République Populaire de Chine
J’ai mal aux steacks et les sabots les dents molles
J’me sens pas bien j’dors plus dans mon assiette
Les pis qui piquent je broute de traviole
Quand c’est l’heure de la traite
Je tremble tremble tant qu’il me sort des pis des plaquettes
De beurre directement
Sur mon échine un frisson
A décorner les bœufs c’est pas normal
Même les plaisirs érotiques d’la trayeuse électrique
Ne me font plus ni froid ni chaud
Y’a mon cerveau tout ramollo qui me descend dans les naseaux
J’en envoie des gros morceaux retapisser ma panse pense
Pour finir en bouse blanche aux quatre coins du champ
Quand j’étais génisse qui pisse ruminant paissant pépère
A Saint-Filibert chez mon père autoritaire
Et ma mère laitière
Sur mon échine un frisson…
Moi qui rêvais d’offrir mon corps
A la gastronomie
Ma jolie peau pour un tapis
Et mes cornes à Laguiole
J’me voyais déjà en haut de l’affiche
En dix fois plus grand que n’importe quelle biche
Ma viande s’étalait
Mais c’te sale rosse de propriétaire a troqué le pré vert
Et depuis c’est dégueulasse à la cantine
Il refile la farine aux frangines
Sur mon échine un frisson…
J’ai consulté un spécialiste
Qui m’a dit vous êtes en bout d’piste
Votre barbaque ‘vaut pas peau d’zob
Foi de docteur Kreusfeld Jakob
J’ai mal aux steacks
Les deux ronds de flan
(auteur: Bertrand Ehrhart)
Je t’aime c’est entendu
Ca ne veut pas dire pour autant
Que tu sois propriétaire
De mon derrière
Quand tu regardes mon cul
En me parlant gentiment
Ne me prend pas pour la dernière
Des pommes de terre
Car tu sais j’en ai connu
Des qui savent être séduisants
Le temps des préliminaires
Mais dès que sa petite affaire
Connaît son accomplissement
Monsieur range son instrument
Il est content
Et me laisse solitaire
Ne comptant pour confident
Comme d’habitude que ma mère
Et deux ronds de flan
Je t’aime c’est entendu
Ca ne veut pas dire pour autant
Que tu sois propriétaire
De mon derrière
Dis-moi pour qui tu te prends ?
Peut-être pour une affaire ?
Je ne veux pas d’un Don Juan
Quand tu m’as vue toute nue
De plus beau que mes roberts
Tu n’avais jamais rien vu
Je sais pourtant
Qu’il me restera pour te plaire
Quand ils seront descendus
Que mon sale caractère
Et mes amants
Tu me laisseras solitaire
Ne comptant pour confident
Comme d’habitude que ma mère
Et deux ronds de flan
Tu feras moins le fier
Lorsque sonnera l’hiver
Et que tu n’auras plus l’air
Depuis longtemps
Que d’un vieux fossile croulant
Tu penses me satisfaire
Avec des compliments
Complaisants
Tu ferais mieux de taire
Sinon dans quelques temps
Je te laisse avec ma mère
Et deux ronds de flan
Car tu sais j’en ai connu
Des qui savent être séduisants
Le temps des préliminaires
Mais dès que sa petite affaire
Connaît son accomplissement
Monsieur range son instrument
Il est content
Le Pernod
(auteur: Bertrand Ehrhart)
Si tu voyais ce qu’on est devenus
Dégarnis, bouffis, courbattus
Ca te dériderait la gueule
Mais tu n’es pas là, on est tout seuls
On s’était promis qu’au hasard
D’un miroir au bout d’un comptoir
On te retrouverait un soir
On ne peut pas vivre sans espoir
Mais tu es parti sans laisser d’adresse
Tu nous as laissés planté là
On est restés bêtement les fesses
Vissées sur nos tabourets, là
Tu nous dirais ce n’est pas la fête
Les gars, si vous voyiez vos têtes
Je vous attendais, pourtant
Je n’ai pas bougé depuis vingt ans
Pour faire, comme ça, ta malle, en malhonnête
Tu as dû en sniffer de l’escampette
On s’est retrouvés comme deux ronds de souche
Bouche bée à gober les mouches
Tu es parti sans laisser d’adresse
Tu nous as laissés planté là
On est restés bêtement les fesses
Vissés sur nos tabourets, là
Est-ce que des fois tu crois malin ?
Tu es mon copain, j’ai du chagrin
Et plus personne à réveiller
En plein nuit, quand je m’ennuie
Tu nous aurais tous mis d’accord
On saurait qu’il fait froid dehors
Et qu’il faut boire jusqu’à l’aurore
Si encore on te savait mort
Mais tu es parti sans laisser d’adresse
Tu nous as laissés planté là
On est restés bêtement les fesses
Vissées sur nos tabourets, là
Un soir qu’on s’y attendra le moins
Tu seras là, on ne dira rien
D’un coup on ne sera plus orphelins
Tu paieras ton Pernod, on sera bien
Je me souviens qu’on fumait
(auteur: Bertrand Ehrhart)
Une chanson douce pour toi, petit
Elle était venue pour t’attendre, polie
Le calendrier s’est perdu, depuis
Le ciel est couvert, et nous promet la pluie
Tu t’es barré un tout petit peu trop tôt
Je me souviens qu’on fumait dans les bistrots
Ce n’était pas un soir en septembre, tant pis
C’était un matin de novembre, joli
Tu aurais vu la gueule des grands-parents
Tous les deux, comme des cons, encore vivants
Tu t’es barré un tout petit peu trop tôt
Je me souviens qu’on fumait dans les bistrots
Tu n’as jamais eu de poches en-dessous des yeux
Tu n’as pas eu le temps de perdre tes cheveux
Quand tu t’es vautré dans le ruisseau
Avais-tu mis la radio ?
Barbara n’a jamais chanté que pour toi
Tu t’es barré un tout petit peu trop tôt
Je me souviens qu’on fumait dans les bistrots
Le céleri
(auteur: Bertrand Ehrhart)
Quand nous aurons tout vécu, tout vu, tout lu
Quand sonnera l’heure de changer de crèmerie
Quand entre nous tout sera tout sous-entendu
Quand nous nous serons tout dit
Quand je t’aurai déçu comme tout
Au point que tu ne m’aimes plus du tout
Je t’écrirai ma chanson d’amour
Quand nous aurons tout bu, tout descendu
Quand sonnera l’heure de compter nos abattis
Quand entre nous, tout sera tout distendu
Quand nous aurons tout compris
Quand je ne tiendrai même plus debout
Au point que tu ne m’aimes plus du tout
Je t’écrirai ma chanson d’amour
Quand nous aurons tout perdu, tout prétendu
Quand sonnera l’heure de rémouler le céleri
Quand entre nous, tout sera tout comme jouer au pendu
Quand nous nous serons tout redit
Quand je t’aurai fait pleurer beaucoup
Au point que tu ne m’aimes plus du tout
Je t’écrirai ma chanson d’amour
Le commissaire Moulin
(auteur: Bertrand Ehrhart)
Il a un cuir il a une grosse moto
Il a des santiago il a le perfecto
J’aime j’aime j’aime le commissaire Moulin
C’est la terreur des dealers
Du dix-huitième jusqu’au dixième
J’aime j’aime j’aime le commissaire Moulin
Et sa femme qui l’attend
Oh elle a tant de mérite
Quand il repense à son enfance
Il voulait faire de la danse mais il n’a jamais eu sa chance
Alors il part tard le soir
Avec son gros pétard
Avec ses bottes de motard
J’aime j’aime j’aime le commissaire Moulin
Il bouffe des sandwiches aux rillettes
Avec des cornichons des fois même pas frais
Mais le pain croustille, ça lui coupe les gencives
Au commissaire Moulin
Et son chien qui l’attend
Oh il a tant de mérite
Avec son cuir avec sa grosse moto
Avec ses santiagos avec son perfecto
Il fait peur mais on l’aime quand même
Le commissaire Moulin
Au bar du Canon il tutoie le patron
Il l’appelle par son prénom, il lui dit monsieur Gaston
Il boit des petits ballons dans des verres mal rincés
Il fait son tiercé en lisant le Parisien libéré
Mais le vin est dégueulasse, ça lui troue l’estomac
Au commissaire Moulin
Il n’aime pas son prénom, sa mère l’a appelé Gaston lui-aussi
Alors il se fait appeler « Moulin », tout court, comme ça
J’aime j’aime j’aime le commissaire Moulin
Le squelette
(auteur: Emile Sautour)
Je ne suis plus qu’un squelette
Où la figure disparaît sous une couche de poussière
Mêlée à la barbe déjà longue.
Je tiens debout
Parce que c’est la mode
Les dents
(auteur: Bertrand Ehrhart)
Quand je serai grand comme ton père
Je me ferai refaire les dents pour te plaire
On fera l’amour souvent, pas la guerre
Quand je serai grand comme ton père
Quand je serai grand comme ton père
Assis sur un banc, sur le bord de la mer
Nous prendrons le temps de nous taire
Assis sur un banc sur la terre
Quand je serai grand comme ton père
Je gagnerai de l’argent, tu seras fières
Je t’offrirai des gants pour l’hiver
Il est froid le vent de l’hiver
When I grow up like your father
We’ll often make love not love
You’ll love me’s much as your mother your father
I’ll make you children like your father to your mother
When I grow up like your father
Quand je serai grand comme ton père
Je me ferai refaire les dents pour te plaire
Je sucrerai de sucre blanc tes desserts
Quand je serai grand comme ton père
Fan de Maman
(auteur: Jacky Vitet)
Le jour où j’suis né je savais pas bien où j’en étais ni qui j’étais
Y avait dans la chambre des dames des messieurs qui discutaient
Moi peinard au pieu avec une belle fille qui m’embrassait
Ca impressionne toujours un peu la première fois qu’on tombe amoureux
Tout l’monde est sorti d’la chambre sauf un type barbu que je n’connaissais pas
Qu’est ce que je fous dans ses bras heureusement que la fille est toujours là
J’ai pleuré un peu alors elle m’a collé sur ses seins
Ca impressionne toujours un brin la première fois qu’on fait un câlin
J’étais fan de maman, déjà tout p’tit enfant
J’aurai voulu être mon papa pour la t’nir dans mes bras
Fan de maman, de ses jolis seins blancs
J’aurai voulu être mon père
Un vrai té-teenager
Une vrai vie d’pacha
A part le type barbu qu’était toujours là
J’en ai pas parlé maman avait l’air d’beaucoup l’aimer
Et j’les ai même surpris qui s’faisaient des câlins dans mon lit
Ca impressionne toujours un peu la première fois qu’on voit qu’on est deux
J’étais fan de maman, déjà tout p’tit enfant
J’aurai voulu être mon papa pour l’a t’nir dans mes bras
Fan de maman, de ses jolis seins blancs
J’aurai voulu être mon père
Un vrai té-teenager
J’étais fan de maman, déjà tout p’tit enfant
J’aurai voulu être mon papa, pour la t’nir dans mes bras
Bouche bée devant ses p’tits nénés déjà tout p’tit bébé
J’aurai voulu être mon père
Un vrai té-teenager
Le genre humain
(auteur: Bertrand Ehrhart)
Tellement que je suis amoureux
Je me suis fait couper les cheveux
Lalala…
J’ai rencontré cette petite
Comme toujours un soir de cuite
Je lui ai plu, elle m’a bien plu
Et forcément, on s’est revus
Lalala…
Depuis, je suis gentil tout le temps
Je dis merci, je suis content
Je souris de toutes mes dents
Même aux bretons, même aux allemands
Lalala…
Tu as beau savoir, évidemment
Que tout ça ne dure pas longtemps
Tu as le cerveau comme une motte de beurre
Sur du bon pain, il n’y a rien de meilleur
Et tu tartines des tartines de béguin
Vautré dans l’attendrissement
Demi-salé, croustillant
Crétin au point d’en pincer pour le genre humain
J’aime les chats, les chiens, les gens
Les socialistes, mes parents
Je suis devenu bienveillant
Je ris même aux blagues des commerçants
Lalala…
J’ai rencontré cette petite
Comme toujours un soir de cuite
Je lui ai plu, elle m’a bien plu
Et forcément, on s’est revus
Les papas
(auteur: Bertrand Ehrhart)
Plus souvent qu’à notre tour, avec les copains
On se retrouve entre copains après le turbin
Ca se prolonge bien souvent jusqu’au lendemain
Et plus souvent qu’à mon tout le réveil-matin
Me réveille dans le lit du papa d’un des copains
Les mamans des copains ne m’aiment pas bien
Je n’y peux rien
Etant donné que je préfère les papas des copains aux copains
Les papas des copains que je me suis tapé
Automatiquement deviennent mes copains
La cause entraînant, comme on sait, son petit effet
Ca se prolonge bien souvent jusqu’au lendemain
Et plus souvent qu’à mon tour le réveil-matin
Me réveille dans le lit du papa d’un papa d’un copain
Les mamans des papas des copains ne m’aiment pas bien
Je n’y peux rien
Si je sors un soir avec un papa de papa de copain
Et qu’un papa de papa d’un papa me plaît
Il se produit, forcément, ce qu vous savez
On m’a dit d’aller me faire soigner, à la fin
Le papa d’un papa d’un papa du papa d’un copain
Est médecin, ça tombe bien
Et si, depuis, la maman du docteur ne m’aime pas bien
Je n’y peux rien