album « dans ton salon »


Le premier album à Bernard, qui a déjà marqué son époque: pas mal surtout au niveau de la musique et des paroles.

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Mon débit de boisson
(auteur : Bertrand Ehrhart)

Ici c’est chez moi en plus grand
Je regarde passer les gens
À l’abri des intempéries
C’est ça la vraie vie

J’ai mon journal et mon sous-bock
Mon demi pression mon paquet de clopes
Parfait je me paie des cacahuètes
Et là c’est la fête

Je connais très bien le patron
Il m’appelle par mon prénom
Et puis d’ailleurs on se tutoie
Et ça c’est sympa

Je suis le meilleur au flipper
Je me défends pas mal au baby
Je consomme des jambons beurre
Quand j’en ai envie

Comme disait Roger le serveur
Pas plus tard qu’avant-hier au soir
Si ce n’est pas ça c’est le bonheur ?
Trinquer au comptoir
Grâce à mon statut d’habitué
Ma place au fond est réservée
Ici personne pour me parler
Ni pour m’emmerder

Le meilleur moment de ma journée
C’est quand Roger vient m’apporter
Le verre que je ne lui ai pas demandé
Ici on me connaît

Les copains savent où me trouver
S’ils pénètrent mon territoire
J’offre toujours un petit godet
Je sais recevoir

J’aime mon débit de boisson
Le soir en rentrant du charbon
Je n’y fais rien c’est ça qui est bon
C’est ça qui est bon

J’aime mon débit, j’aime mon débit de boi…

J’aime mon débit de boisson
Je n’y fais rien de rien
C’est ça qui est bon


Grand-Père
(auteur : Bertrand Ehrhart)

La vie de grand-père, c’est une planque, tu n’as pas idée
Quand tu en as marre, tu as juste à te laisser crever
Bien sûr, il faut aimer jardiner
Bien sûr, faire pousser des navets
Bien sûr les arroser quotidiennement
Bien sûr mettre les gants

Oui ben bon mais moi
Je voudrais bouffer de la soupe tous les soirs
Devenir vieux et puis n’avoir
Plus jamais rien

Plus jamais rien à vous prouver
Plus jamais besoin de travailler (bis)

C’est vrai, il faut savoir jouer aux dominos
Que souvent ça fait mal au dos

C’est vrai qu’il faut se fader les marmots
Avaler les flans aux pruneaux
De la mémère qui n’a plus sa tête

Je veux m’endormir devant le rugby à la télé
Faire une belote avec les potes après manger

Demain matin j’aimerais bien me réveiller
Les cheveux blancs les jambes et les bras tout rouillés

J’aurais des tonnes de souvenirs à raconter
À des gamins leurs grands yeux écarquillés

Grand-père, je n’aurais pas bien aimé vivre la guerre
Mais la raconter, ça oui, je veux bien le faire

Grand-père, tu m’as laissé tomber
Grand-père, tu t’es laissé crever
Tu en as eu marre


Le vélomoteur
(auteur : Bertrand Ehrhart)

Ta cheville ouvrière dans mon collimateur
Dis-moi si ta grand-mère fait du vélomoteur
Les produits de la mer, les goûts et les couleurs
Dis-moi si ta grand-mère met de l’huile ou du beurre
À peine tiède il faut battre le fer, et comment va ta soeur ?
Dis-moi si ta grand-mère arrose ses fleurs

Je remets le couvert et les pendules à l’heure
Dis-moi ce que ta grand-mère met dans son carburateur
Il faut changer la chambre à air, on ne tiendra pas jusqu’à Honfleur
Dis-moi si ta grand-mère a la télé couleur

Dis-moi ce que ta grand-mère aspire dans son aspirateur
La fermeture éclair, les oreilles en choux-fleur
Dis-moi ce que ta grand-mère raconte à son coiffeur

Dis-moi si ta grand mère a les yeux clairs
Dis-moi si ta grand-mère aime Julien Clerc

Dis-moi si ta grand-mère donne un pourboire au serveur
Dis-moi si ta grand-mère est bonne, ou de mauvaise humeur


Elizabeth
(auteur : Bertrand Ehrhart)

Blablabla

Je ne veux plus t’entendre parler de tes ennuis
Tu n’as pas besoin non plus de me donner ton avis
Ton travail, tes enfants, tes amis, je m’en fous, merci
Le printemps, on l’a dans le dos on n’a plus le temps, les cheveux blancs

Laisse-moi t’aider à clouer ton bec
Tire un bon coup la bobinette
Et chère-moi la chevillette

Elizabeth give me a date

Quand j’aperçois ta silhouette, Elizabeth
Même de très loi, je lâche les chiens
Le temps passe à une de ces vitesses, j’ai levé le frein
Fais-moi de la place dans ton emploi du temps, desserre les fesses

Laisse-moi t’aider à clouer ton bec
Tire un bon coup la bobinette
Et chère-moi la chevillette

Elizabeth give me a date

Viens-là que je te taille
Et si des fois tu bailles
Mettons, à la rigueur, même si je n’aime pas l’odeur
Que je t’offre des fleurs, et un petit pot de beurre, n’aie pas peur

Laisse-moi t’aider à clouer ton bec
Tire un bon coup la bobinette
Et chère-moi la chevillette

Elizabeth give me a date

The very day I met you girl
My body was ready for yours
I wonder what you’re waiting for
As used to say Fab Four
« Why don’t we do it in the road ? »
I can’t stand waiting anymore
Let me take you on to the ground (bis)


Mes vestes
(auteur : Bertrand Ehrhart)

C’est pour faire face à son avenir que l’homme se tourne vers lui-même
Il ne s’agit pas de s’attendrir ni de s’apitoyer sur soi-même
Mis il y a des soirs, on a beau dire, il faut s’interroger quand même
En fin de semaine
Il paraît que quand tu les fait rire, c’est dans l’assiette
Moi ce n’était pas pour te séduire, qu’est-ce-que tu crois ?
Je n’ai jamais conté fleurette

Quand les dés sont pipés, je me déguise en loup-garou
Mais tu me casses sans pitié du sucre roux sur le dos
Tu me dis que je ménage la chèvre et le choux
Et tu prétends qu’à mon âge, on se tient debout, merci beaucoup
Moi j’ai toujours su choisir tout seul mes vestes

Mais je ne te fais plus rire ni avant
Ni après ni pendant la sieste
Alors, je ne serai jamais comme tu voudras
Je ne suis pas non plus comme tu voudrais
Puisque tu me dis que tu m’aimes, et puisque je te dis je t’aime
Faisons l’amour, ça sera toujours ça


Déjà
(auteur : Bertrand Ehrhart)

Avant j’étais gentil, avant j’étais poli
Je n’en ai plus rien à secouer, ma jeunesse est partie
Ma jeunesse est finie, plus que la nostalgie
Me voilà qui grisonne, me voilà qui bedonne
Je n’ai plus qu’à m’allonger
Je tousse et je déconne
Et pourtant, pourtant, avant

Les années comptaient peu, le ciel était bien bleu
Les blondes étaient blondes, les brunes étaient rondes
Oui mais maintenant, c’est différent
Que mon chose est flétri, qu’il me manque des dents
Rien n’est plus comme avant

Je me revois enfant, amoureux de ma mère
Puis je devins jeune homme, je partis à la guerre
J’ai fait l’amour un peu, et puis je devins père
Me voilà grisonnant, tout doux je dégénère
Et pourtant, pourtant, avant

Moi quand j’étais jeune homme, moi j’étais heureux comme
Un lézard au soleil, regardant mes orteils brunir au bord de l’eau
Désormais je vieillis, fini whisky-soda
Sans oeufs, sans cinéma, sans beurre et sans charbon
Sans lard et sans lardons

J’ai l’âge de mes parents, les genoux bafouillants
Je fais pipi assis, ce qui est humiliant
Je reste sur le cul, j’ai pris le pucelage de la maturité
Déjà

Avant j’étais gentil, avant j’étais poli
Je n’en ai plus rien à secouer, ma jeunesse est partie
Ma jeunesse est finie, plus que la nostalgie
Et si, depuis longtemps, je supporte le temps
Qui n’a, évidemment, pas voulu s’arrêter
Pour me laisser rester petit enfant

Aujourd’hui je bedonne, aujourd’hui je déconne
Demain je serai maigre et je serai poli
Demain je serai mort et silencieux

J’ai l’âge de mes parents…


La boulangeuse
(auteurs : Bertrand Ehrhart & Jérôme Jacq)

Toute la nuit du fond de son lit
Tandis que son mari pétrit
La boulangeuse rêve en secret
De son épicier

Le boulanger à son pétrin
Flairant du vilain veille au grain
Il va lui-même chez l’épicier
Chercher les navets

La boulangeuse est amoureuse
Amoureuse de l’épicier
L’épicier, quant à lui est très
Épris du boucher

Et puis un soir qu’elle n’y tient plus
La boulangeuse sort dans la rue
Elle quitte la boulangerie
Pour l’épicerie

Quelle n’est pas alors sa surprise
Lorsqu’elle aperçoit l’épicier
Au fond du sac la main prise
Avec le boucher

La boulangeuse est amoureuse…

Lorsque, piteuse, elle s’en revient
Elle trouve un mot de son mari
Un mot qui dit je suis parti
Avec l’apprenti

À toutes les boulangeuses qui
Rêvent un jour d’un épicier
Qu’elles puissent d’abord s’assurer
Qu’il n’est pas PD

La boulangeuse est amoureuse…


La reine d’Angleterre
(auteurs : Bertrand Ehrhart & Jérôme Jacq)

Ça ne me dit rien de voyager
Et de toute façon, je suis complètement fauché
Alors je dis

À Paris, il y a de jolies filles
Pourquoi aller jusqu’aux Antilles
Se tartiner de crème à bronzer
Qui fait coller le sable aux doigts de pied

Il faudrait me payer c’est sûr
Pour aller sur la Côte-d’Azur
Il paraît qu’il y a des files d’attente
Rien que pour jouer à la pétanque

Ça ne me dit rien…

Il paraîtrait qu’en Angleterre
Ils ont une reine d’Angleterre
Il faudrait, vraiment, me payer cher
Pour m’embarquer dans cette galère

De toute façon j’ai le mal de mer
Et ne me parlez pas surtout
Du train qui passe par en-dessous
Un train qui roule sous la mer

Ce n’est pas demain que je ferai mes valises
Pour aller voir la tour de Pisé
Et les gondoles à Venise
Je trouve qu’elles manquent de places assises

Ça ne me dit rien…

À Paris, aussi, il y a de l’eau
Le canal Saint-Martin, c’est beau
J’aime les reflets des boulevards
Dans l’eau, ça fait comme un miroir

À peine passé le périphérique
Je sens monter une panique
Qui me fait regretter déjà
De ne pas être resté chez moi

On m’a dit « Va à Manhattan »
J’ai dit « Non, je reste à Paname »
Et aux casinos de Las Vegas
Je préfère le bistrot d’en face

Ça ne me dit rien…


Mon camion
(auteur : Bertrand Ehrhart)

Je caresse tes cuisses aussi douces que les pneus
De mon camion sont lisses, et fermes et soyeux
Tes paupières s’alourdissent, ça me vexe un petit peu
J’allume une cibiche, et tu fermes les yeux

Les rayons du soleil ont réchauffé les bières
Qui sont bien alignées sur le siège à l’arrière
Je t’aime et tu t’endors dans le rétroviseur
Mon amour j’ai pensé même au décapsuleur

Il n’y a plus qu’un essuie-glace depuis déjà longtemps
Ça ne fait rien, on se casse, il ne pleuvra pas longtemps
Les voitures nous dépassent tout en klaxonnant
Oui mais moi qui t’embrasse, je dois rouler doucement

Je reluque tes seins, j’en oublie le volant
La route est un ruban, les freins, ça ne sert à rien
Tout ce monde au balcon, à portée de mes mains
J’ai déjà fait le plein, tu es belle comme un camion

Tu es belle comme un camion
Il y a du monde au balcon

Ne comptez pas sur nous pour les cartes postales
Les cendres jetées par la vitre latérale
Voilà les souvenirs que nous condescendrons
À vous offrir car nous en avons marre des cons

Ça faisait un moment qu’on pensait se faire la malle
Alors décidément, j’appuie sur la pédale
Nous prendrons mon amour les départementales
Nous partons pour toujours, mon amour, en cavale

J’évite les ornières, mais la bagnole décolle
Tu rouvres les paupières, et tes cheveux s’envolent
Tu es si belle que j’en perds l’usage de mes guiboles
Je me ressaisis, j’accélère au son d’un rock ’n roll

En hommage aux mensurations de ton giron
J’entends les ovations et les acclamations
De la foule en émoi qui se met à l’unisson
Pour chanter avec moi « Tu es belle comme un camion »

Tu es belle comme un camion
Il y a du monde au balcon


Mets du produit
(auteur : Bertrand Ehrhart)

Passe-moi le savon que je mérite
Fais mousser, c’est décidé, je te quitte
J’ai déjà oublié où tu habites
Ne te mets pas à pleurer, ça m’excite
Tu es la plus belle des hypocrites
Mets du produit, Brigitte
Si tu veux ravoir ta lèche-frite

Malgré les souvenirs des galipettes
Il y a maintenant belle lurette
Que je ne te prends plus qu’à la sauvette
Tu ne me tiens plus par la barbichette
Alors à quoi bon se casser l’assiette ?
Nous ne recollerons pas les omelettes
Mets du produit, Paulette
Si tu veux ravoir ta moquette

Mais j’ai confiance, et pour la gaudriole
Tu sauras bien convaincre un bénévole
Pour gober ta chimique camisole
Et qui te cajole, et qui te console
Depuis le temps que tu te paies ma fiole
Je n’en pouvais plus de tes ronds de guiboles
Mets du produit, Carole
Si tu veux ravoir tes casseroles

Je n’ai pas le coeur à la littérature
Non plus le moindre mal à l’estomac
Je n’ai pas l’appoint, je ne suis qu’une enflure
Ne te figure plus compter sur moi

Tu me supplies, comme de bien entendu
Ce n’est pas du cinéma, c’est du vécu
Tu prends la pause, et c’est du déjà vu
Ce n’est pas joli, et si tu continues
Je rectifie, à coups de pied au cul
Ta position qui manque de tenue
Mets du produit, Sylvie
Si tu veux ravoir ta vertu


L’adjudant Martin
(auteur : Bertrand Ehrhart)

Qu’est-ce qu’on a bien rigolé
On prenait vraiment notre pied
On a beaucoup voyagé
Il y avait plein d’activités

Jamais on ne s’ennuyait
Tous les soirs on s’amusait
Sur la guitare de Jéjé
Autour du feu, on chantait

J’ai bien aimé l’Algérie
C’était vraiment très joli
Les gradés étaient gentils
Je me suis fait tout plein d’amis

J’ai plein de trucs à raconter
Des histoires de fin de banquet
Mais de tous mes souvenirs
Il y en a un à pisser de rire:

L’adjudant Martin a ajouté huit morts à ses quatre-vingt onze
Quand ils sont sortis de la cache les bras levés
Il les a abattus un à un avec sa carabine
Encore un, il paiera un de ces gueuleton à ses hommes

Aujourd’hui, moi, je m’ennuie
Une espèce de nostalgie
Je n’ai jamais revu Jéjé
Il paraît qu’il a mal tourné

Quant à Martin l’adjudant
Il est préfet, maintenant
Il s’est bien reconverti
En Nouvelle-Calédonie

L’adjudant Martin a ajouté huit morts…


Les gens
(auteur : Bertrand Ehrhart)

Ils ne t’écoutent pas, les gens, qu’est-ce que tu crois les gens ?
Qu’est-ce que tu crois ? Les gens, ils ne t’écoutent pas, les gens
Chante un peu plus doucement, tu vas gêner les gens
Est-ce que tu crois vraiment que ça peut plaire aux gens ?
Tu peux toujours chanter, qu’est-ce que tu crois, les gens ?
Ils n’en ont rien à secouer, ils ne t’écoutent pas les gens
Les gens, les gens

Ils ne t’écoutent pas, les gens, qu’est-ce que tu crois les gens ?
Qu’est-ce que tu crois ? Les gens, ils ne t’écoutent pas, les gens
Tu les emmerdes énormément, décidément
Ça leur est bien égal, qu’est-ce que tu crois, les gens ?
Que tu n’aies pas le moral, Ils ne t’écoutent pas, les gens
Tes chansons réalistes, il n’y a que toi que ça rend triste
Engagées, romantiques, paillardes ou pour enfants
Les gens, les gens

Les gens s’en épluchent le radis
S’en détricotent le salsifis, les gens

Tu t’es levé l’autre jour
Et tu t’es pris pour Gainsbourg, Aznavour
Tu as fumé, tu as picolé, d’un petit air satisfait
Tu as pensé sincèrement avoir vraiment
Quelque chose d’important à dire aux gens
Oui mais les gens

Ils ne t’écoutent pas, les gens, qu’est-ce que tu crois les gens ?
Qu’est-ce que tu crois ? Les gens, ils ne t’écoutent pas, les gens
Tes chansons à la con, qu’est-ce que tu crois les gens ?
Ils s’en élaguent le jonc, ils ne t’écoutent pas les gens
Tu n’es pas vraiment dans le ton, mais de toute façon
Quand tu chantes à moitié faux, ça ne les fait même pas
Grincer des dents

Ils vont se mettre à siffler avant longtemps
Tu serais bien inspiré de rentrer chez maman
De fermer ton clapet définitivement
De boucler ton tour de chant silencieusement
Car au lieu de saluer sous les applaudissements
Tu vas finir par gicler les pieds devant
Les gens, les gens

Les gens s’en épluchent le radis…

Ils s’en tamponnent le coquillart
Ils s’en battent


Les particules héréditaires
(auteur : Bertrand Ehrhart)

Toi qui ressemble à mon grand-père
J’aimerais pouvoir me gratter les particules héréditaires
Oui mais il est mort à la guerre
La bouche pleine de camembert
Il était né sans qualité
Je n’ai pas d’aïeul décapité

Comme il était philatéliste
J’aurai les timbres en héritage
Comme il était coureur cycliste
Sa pompe à vélo Peugeot en partage

Toi qui ressemble à ma grand-mère
Qui était de loin la plus belle des filles de Villers-sur-Mer
Oui mais elle est morte avant-hier
Sans avoir connu l’adultère
Et depuis longtemps grabataire
Toujours fidèle à mon grand-père

Comme elle était danseuse de tango
Tu auras les disque et le phono
Comme elle était dactylo
Tu auras les buvards du bureau
Et le plus beau de ses stylos

Nous ne sommes doués pour rien
On prend les transports en commun
On va chez le dentiste, chez le médecin
On est normaux, on est moyens
Ni laids ni beaux
Exceptionnels en rien